Sc. humaines

Samedi 1 juillet 2006
Merci à la secrétaire qui a tapé ce texte bénévolement.
ATTENTION!!!
Ne pas lire ce texte...à moins que vous soyez prêts à reviser vos positions. Bonne lecture tout de même.
Tiré de: Quand la conscience s’éveille
De : Anthony De Mello
   La charité n’est rien d’autres que l’intérêt personnel dissimulé sous le manteau de l’altruisme. Vous dites qu’il est très difficile d’accepter ces moments où vous n’êtes pas honnête lorsque vous essayez de vous montrer aimant ou confiant. Essayons de simplifier le plus possible, et même de rendre cela aussi carré et simpliste que possible, au moins pour commencer. Il y a deux types d’égoïsme. Le premier est celui où je m’offre le plaisir de me faire plaisir. C’est ce qu’on appelle généralement l’égocentrisme. Le second est celui où je m’offre le plaisir de faire plaisir aux autres. Il s’agit là d’un égoïsme plus raffiné.
Le premier égoïsme est tout à fait évident, alors que le second est dissimilé, très dissimulé, donc très dangereux, car il nous permet de croire que nous sommes vraiment extraordinaires. Alors que nous ne le sommes probablement pas. Vous protestez ? Normal.
   Vous, madame, vous dites que vous vivez seule et offrez chaque jour quelques heures de votre temps au presbytère. Mais vous admettez que vous agissez ainsi pour des raisons égoïstes – le besoin de savoir que les autres ont besoin de vous – et vous savez également que vous avez besoin de ce besoin qu’ont les autres afin de sentir que vous apportez votre petite contribution à la marche du monde. Mais vous prétendez aussi qu’il s’agit là d’un donné pour un reçu, puisque ceux à qui vous rendez service ont également besoin de votre aide.
C’est presque une révélation ! Vous avez des choses à nous apprendre. C’est vrai. Cette dame dit : "Je donne quelque chose et je reçois quelque chose en échange." Elle a raison. "Je donne mon aide, je donne quelque chose et je reçois quelque chose en échange." C’est magnifique. C’est vrai. C’est une réalité. Il ne s’agit pas là de charité, mais d’un intérêt personnel bien compris.
   Et vous, monsieur, vous soulignez que la bonne nouvelle de Jésus Christ est, en fin de compte, une bonne nouvelle intéressée. Nous obtenons la vie éternelle par nos actes charitables. "Venez à moi, bénis de mon Père ; vous qui m’avez donné à marger quand j’étais affamé", et ainsi de suite. Vous dites que cela confirme parfaitement mes paroles. Lorsque nous pensons à Jésus, dites-vous, nous voyons que ses actes charitables étaient des actes ultimement intéressés, posés pour gagner des âmes à la vie éternelle. Et vous voyez en cela tout le dynamisme et le sens de la vie : la satisfaction de l’intérêt personnel par le biais de la charité.
   Très bien. Mais en fait vous trichez un peu en mêlant la religion à tout cela. Mais c’est légitime et bien fondé. Mais je ne parlerai de l’Évangile, de la Bible et de Jésus qu’à la fin de cet atelier. Pour l’instant, je ne m’en tiendrai qu’à ceci, ce qui risque de compliquer davantage les choses : "Vous qui m’avez donné à manger quand j’étais affamé ; vous qui m’avez donné à boire quand j’avais soif." Et que répondent-ils ? "Quand avons-nous fait cela ? Nous ne le savions pas." Ils n’en avaient pas conscience ! J’imagine parfois, lorsque le roi dit : "Vous qui m’avez donné à manger quand j’étais affamé", cette réponse faite par les gens qui sont dans le droit chemin : "C’est vrai, Seigneur, nous savons cela". Alors le roi dit : "Ce n’est pas à vous que je m’adressais. Votre réplique ne correspond pas au scénario. Vous n’êtes pas censés savoir." N’est-ce pas intéressant ? Mais vous savez. Vous savez quel plaisir intime vous ressentez lorsque vous posez des actes charitables. Ah ! C’est vrai ! Ce que vous ressentez est à l’opposé de ce que dit cet homme : "Qu’y a-t-il de si extraordinaire dans ce que j’ai fait ? J’ai offert quelque chose et j’ai reçu quelque chose en échange. J’ignorais complètement que je faisais quelque chose de bien. Ma main gauche n’avait pas la moindre idée de ce que faisait ma main droite." Vous savez, une bonne action n’est jamais aussi bonne que lorsqu’on n’en a pas conscience. On n’est jamais aussi bon que lorsqu’on n’a pas conscience. On n’est jamais aussi bon que lorsqu’on n’a pas conscience de l’être. Un grand soufi disait : "Un saint est un saint, une sainte est une sainte jusqu’à ce qu’il ou elle ait conscience de l’être." Inconscience naturelle !
   Quelques-uns d’entre vous ne sont pas d’accord et disent : "Le plaisir n’est-il pas dans le don ? N’est-ce pas cela, la vie éternelle ici et maintenant ?" Je n’en sais rien. J’appelle cela plaisir, et rien d’autre. Pour l’instant en tout cas, au moins jusqu’à ce que nous en arrivions à la religion. Mais ce que je veux que vous compreniez tout de suite, c’est que la religion n’est pas nécessairement liée à la spiritualité. Laissons donc la religion en dehors de tout ceci pour l’instant.
D’accord, me direz-vous, mais alors qu’en est-il du soldat qui saute sur une grenade pour empêcher celle-ci de tuer ses compagnons ? Et de cet homme qui se met au volant d’un camion rempli de dynamite pour le faire sauter à l’intérieur d’une garnison américaine à Beyrouth ? Que penser de cet homme ? Existe-t-il un amour plus grand que le sien ? Ce n’est pas ce que pensent les Américains. Cet homme a agi délibérément. Il était effrayant, n’est-ce pas ? Mais il ne le pensait pas, je puis vous l’assurer. Il pensait tout simplement qu’il allait monter tout droit au paradis. C’est ainsi. Comme le soldat qui s’est jeté sur la grenade.
J’essaie d’en arriver à l’image d’une action non intéressée, lorsque vous êtes éveillé et que votre action vient vraiment de vous. Votre action, dans ce cas-là, devient un événement. "Que cela m’arrive." Je n’exclus pas cela. Mais lorsque vous la posez, cette action, je recherche en elle l’égoïsme. Même s’il s’agit seulement de dire : "On se souviendra de moi comme d’un grand héros" ou "Je ne pourrai pas continuer à vivre si je ne fais pas cela. Je ne pourrai pas continuer à vivre si je fuis." Mais rappelez-vous, je n’exclus pas les autres formes d’actions. Je n’ai jamais dit qu’il n’y a pas d’action là où il n’y a jamais dit qu’il n’y a pas d’action là où il n’y a pas d’intérêt. Peut-être y en a-t-il une. Nous allons explorer cette avenue. Une mère sauvant un enfant – sauvant son enfant, avez-vous dit. Mais pourquoi n’a-t-elle pas sauvé l’enfant de la voisine ? Elle a sauvé le sien. Le soldat meurt-il pour son pays ? Toutes ces morts me contrarient. Et je me demande : "Sont-elles le résultat d’un lavage de cerveau ?" Les martyrs me contrarient. Je crois qu’ils sont souvent martyrs à cause d’un lavage de cerveau. Martyrs musulmans, martyrs hindous, martyrs bouddhistes, martyrs chrétiens. Lavage de cerveau !
   On leur a mis dans la tête qu’ils doivent mourir, que la mort est une grande chose. Ils ne ressentent rien ; ils se contentent d’aller tout droit à la mort. Mais pas tous cependant, c’est pourquoi il est important que vous m’écoutiez avec attention. Je n’ai pas dit qu’ils étaient tous dans le même cas, tout en n’en excluant pas la possibilité. Un grand nombre de communistes ont subi un lavage de cerveau (vous saviez déjà cela), au point qu’ils sont prêts à mourir. Parfois je me dis que la méthode utilisée pour fabriquer un saint François Xavier, par exemple, est identique à celle utilisée pour fabriquer un terroriste. On peut voir un homme faire une retraite de trente jours et en ressortir embrasé d’amour pour le Christ, et tout cela sans la moindre parcelle de conscience. Pas la moindre. Il peut devenir insupportable. Il se prend pour un grand saint.
Ce n’est pas pour calomnier saint François Xavier, qui était probablement un grand saint, mais je croix que vivre avec lui n’était pas particulièrement facile. Il a été un piètre supérieur provincial. Faites votre enquête historique, vous verrez. Ignace doit constamment intervenir pour soulager la souffrance causée par l’intolérance de cet homme.
   L’intolérance est, semble-t-il, indispensable pour accomplir ce qu’il a accompli. Continuons, continuons, continuons, tant pis pour les corps qui s’amoncellent de chaque côté de la route. Quelques critiques de François Xavier affirment qu’il écartait des hommes de notre Compagnie et que ceux-ci en appelaient à Ignace, qui leur disait : " Venez à Rome et nous parlerons de tout cela. " Et Ignace, subrepticement, les réintégrait. Dans quelle mesure tout cela était-il conscient ? Comment pouvons-nous juger sans savoir ?
Je ne dis pas que la motivation pure – désintéressée – n’existe pas, je dis que ce que nous accomplissons l’est souvent dans notre intérêt propre. Tout ce que nous accomplissons. Lorsque vous faites quelque chose pour l’amour du Christ, faites-vous preuve d’égoïsme ? Oui. Lorsque vous faites quelque chose pour l’amour d’autrui, vous le faites dans votre intérêt propre. Voici une illustration de ce que je veux dire : Supposons que vous habitiez Phoenix et que vous nourrissiez plus de cinq cent enfants par jour. Cela vous donne-t-il un sentiment agréable ? Comment une telle action pourrait-elle vous donner un sentiment désagréable ? Tout cela parce que certaines personnes font des choses pour ne pas ressentir de sentiments désagréables. Et elles appellent cela charité. Alors qu’elles n’ont agi que pour ne pas se sentir coupables. Cela n’a rien à voir avec l’amour. Mais, Dieu soit loué, elles ont fait la charité et retirent du plaisir de cette action. C’est merveilleux ! Un individu intéressé est un individu en bonne santé. Être intéressé est sain.
Permettez-moi de résumer ce que j’ai dit à propos de la charité désintéressée. J’ai dit qu’il existait deux types d’égoïsme, mais j’aurais peut-être dû dire trois. Le premier, c’est lorsque je fais quelque chose ; le deuxième, c’est quand je me donne le plaisir de plaire aux autres. Il n’y a pas lieu d’en être fier, ni de croire que l’on est quelqu’un d’extraordinaire. Vous êtes une personne ordinaire qui a des goûts raffinés, sans plus. C’est votre goût qui est bon, pas votre spiritualité. Lorsque vous étiez enfant, vous aimiez le coca-cola ; maintenant que vous êtes adulte, vous préférez, lorsqu’il fait chaud, vous désaltérer avec un bière glacée. Vos goûts sont devenus plus raffinés. Lorsque vous étiez enfant, vous aimiez le chocolat ; maintenant que vous êtes adultes, vous préférez écouter une symphonie, ou lire un poème. Vos goûts sont devenus plus raffinés. Mais vous prenez votre plaisir de la même manière, sauf que vous le prenez à présent dans celui que vous donnez aux autres.
   Venons-en maintenant au troisième type d’égoïsme, le pire : c’est quand vous faites quelques chose pour éviter un sentiment désagréable. Mais votre action ne vous donne aucun sentiment agréable, elle ne vous donne, en fin de compte, qu’un sentiment désagréable. Car vous haïssez cette action. Vous faites des sacrifices mais vous les faites en ronchonnant. Ah ! vous vous connaissez bien mal si vous croyez qu’agir de la sorte vous rapportera quelque chose.
   Si l’on m’avait donné un dollar chaque fois que j’ai fait des choses qui me donnent un sentiment désagréable, je serais millionnaire à l’heure qu’il est. Vous savez comment cela se passe : " Puis-je vous voir ce soir, mon Père ? – Oui, bien sûr, venez ! " Et pourtant je n’ai pas envie de le voir ; l’idée de cette rencontre me déplaît. J’ai envie de regarder une émission à la télé, mais comment dire non ? Je n’ai pas le courage de dire non. Alors je réponds : " Venez donc ", tandis qu’en moi-même je me dis : quel ennui !
   Comme cela ne me donne pas un sentiment plus agréable de le rencontrer que de lui dire non, je choisis entre deux maux le moindre et je dit : " Très bien. Venez. " Je sais que je serai contant lorsque l’entretien sera terminé et que je serai libre de cesser de sourire. Alors je commence l’entretien en lui demandant comment il va. " Merveilleusement bien, répond-il, et il poursuit en me disant et en me répétant combien il aime cet atelier, et je me dis en moi-même : Bon Dieu, quand en arrivera-t-il au cœur du sujet ? Il finit par y arriver, et je le colle au mur, - métaphoriquement parlant – en lui disant : " N’importe quel imbécile pourrait résoudre ce genre de problème ! " Et je lui donne congé. Enfin, me voici débarrassé de lui, me dis-je alors. Et le lendemain au déjeuner (parce que j’ai des remords d’avoir été un peu brutal), je vais vers lui et dit : " Comment ça va ? – Pas mal du tout ", me répond-il, puis il ajoute : " Vous savez, ce que vous m’avez dit hier soir m’a vraiment aidé. Puis-je vous voir après le dîner ? " Incroyable.
C’est bien la pire forme de charité : faire quelque chose pour éviter d’avoir mauvaise conscience. Vous n’avez pas le courage de dire à un importun que vous avez envie d’être seul. Vous voulez que les autres croient que vous êtes un bon prêtre. Lorsque vous dites : " Je n’aime pas blesser les autres ", je réponds : " Allons donc ! Je ne vous crois pas. " Je ne crois pas ceux qui disent qu’ils ne veulent pas blesser les autres. Nous aimons blesser les autres, en particulier certaines personnes. Nous adorons cela. Et lorsque quelqu’un le fait à notre place, c’est encore mieux. Car nous évitons de blesser nous-mêmes de peur d’être blessés à notre tour. C’est ainsi. Si c’est nous qui blessons, les autres auront une mauvaise opinion de nous. Ils ne nous aimeront plus, ils diront du mal de nous et cela est si déplaisant !
 
 
AD/pv
Par Albert Dugas
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Jeudi 28 décembre 2006
(Voilà bien longtemps que je n'ai pas mis mon blog à jour. Raison: je n'arrivais pas à pouvoir entrer dans le blog d'administration. Je déposerai plus régulièrement des articles.)  Bonne lecture!
 
Par Jean-Luc Hétu
 
 Aider à satisfaire les besoins fondamentaux
 
Nous illustrerons cette définition de la relation d’aide en nous basant sur la séquence des besoins fondamentaux telle que présentée par le psychologue Maslow. 
 
Le premier niveau des besoins fondamentaux est celui des besoins physiologiques : manger, boire, dormir, respirer, etc. Et de fait, plusieurs personnes qui demandent de l’aide s’avèrent partiellement privées de l’un ou l’autre de ces besoins : elles ont perdu tout appétit et mangent anormalement peu, elles souffrent d’insomnie et ne dorment presque plus, elles ont la gorge, la cage thoracique et l’abdomen tellement comprimés qu’elles ne respirent qu’à peine assez d’oxygène pour survivre…
 
L’aidant peut faciliter indirectement la satisfaction de ces besoins physiologiques, dans la mesure où le déroulement du processus d’aide aura pour effet d’abaisser le niveau d’anxiété de l’aidé, et d’élever le niveau de son énergie. La démarche permettant d’obtenir ces effets se clarifiera au fil des chapitres qui suivrent.
 
Le second niveau des besoins fondamentaux est celui du besoin de sécurité. L’aidant concourt à satisfaire ce besoin dans la mesure où il communique à l’aidé qu’il l’accepte comme il est, sans le rejeter, le menacer, ou faire pression sur lui pour le changer.
Cette sécurité face à son interlocuteur permet à l’aidé d’accumuler progressivement de la sécurité face à son vécu, c’est-à-dire d’en arriver à ne plus avoir peur de faire face à ses émotions, à ses blessures, à ses conflits, et plus tard, à son environnement familial et social.
 
Le troisième niveau des besoins fondamentaux est celui des besoins d’amour et d’appartenance. L’expérience d’être aimé consiste essentiellement à se sentir profondément compris et accepté. L’empathie de l’aidant, que nous définirons plus loin, permet à l’aidé de se sentir compris "de l’intérieur", et l’acceptation de l’aidant permet à l’aidé de se sentir accepté tel qu’il est.
 
Quant au besoin d’appartenance, il est satisfait lorsque le sujet sent qu’il a sa place quelque part, dans une famille, un groupe ou un milieu donné. Le caractère provisoire de la relation d’aide ne permet pas la satisfaction immédiate de ce besoin. Toutefois, dans la mesure où il découvre progressivement qui il est et quelles sont ses ressources et ses aspirations, l’aidé devient en mesure de s’insérer dans un milieu qui lui convient et où il peut apporter sa contribution. Ce faisant, il développe un sentiment d’appartenance face à ce milieu.
Le quatrième niveau des besoins fondamentaux tels que présentés par Maslow est celui du besoin d’estime de soi et de reconnaissance par autrui. Suite au regard compréhensif et acceptant que l’aidant porte sur lui, l’aidé en arrive à se sentir moins coupable, moins inadéquat, à se traiter moins durement, bref, à porter sur lui-même un regard plus positif.
 
Ces quatre niveaux de besoins fondamentaux débouchent sur ce que Maslow appelle le besoin d’actualisation, c’est-à-dire le besoin d’être soi-même, de se réaliser pleinement selon sa vocation propre.
Au fil de la relation d’aide, l’aidé en arrive à découvrir qui il est, à clarifier ce qu’il doit devenir, à identifier les changements à apporter dans ce sens, et à utiliser les ressources et à développer les habilitées requises pour ce faire.
 
C’est ainsi que l’aidant fournit progressivement à l’aidé la possibilité d’apporter de vraies réponses à ses vrais besoins. Ce faisant, ce dernier cesse d’avoir besoin de recourir à des stratégies inadéquates pour satisfaire des besoins mal identifiés : suralimentation, surconsommation matérielle, abus de tabac, d’alcool, de café, du travail et d’autres drogues, agitation et surmenage, contrôle excessif de soi, tensions chroniques et autres symptômes.
 
Si je veux aider quelqu’un, la meilleure façon de m’y prendre, c’est donc de commencer moi-même à répondre à ses vrais besoins en entrevue, lui permettant ainsi de continuer à la faire lui-même en dehors des entrevues.
 
 
 
 
 
Par Albert Dugas
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Samedi 10 février 2007
(Tiré de: Pensées pour les jours ordinaires de Placide Gaboury)
 
Tout en nous est fait pour réaliser une harmonie avec tout le reste. On tend à être uni avec ce qui nous attire et on tend à repousser ce qui empêche cette union. Notre être semble incomplet, comme un appareil électrique qui a besoin d’être branché pour être en opération, pour avoir du sens. Nos poumons ont besoin d’air, notre peau a besoin de soleil, nos cellules ont besoin d’eau et de nourriture, nos muscles ont besoin d’exercice, notre cerveau a besoin de connaissance, nos yeux, de couleurs et de formes, notre nez, notre langue, nos oreilles, d’odeurs, de saveurs et de sons. Enfin, nos mains ont besoin de toucher - et pas seulement les mains, le corps tout entier.
 
Complémentarité des sexes
Nos sexes ont besoin de rencontrer leurs complémentarités. Nous ne sommes pas complet dans nos individus. Nos corps nous séparent. (Même si les amants couchent ensemble, ils dorment seuls.) Et parce que nos corps nous séparent nous tendons à nous rassembler, nous avons besoin des autres pour être complets.
 
La sexualité n’est pas génitalité
Seule la sexualité unit, non le contact génital, où il n’y a que contact, jamais union. La sexualité, c’est l’attrait pour tout ce qui complète notre être – la beauté, la sensualité, les formes, les corps, les esprits, le choc des idées, la fête des sens et de l’âme. C’est tout notre être qui est attiré par ce qui nous paraît beau et bon. La sexualité, c’est la capacité de communication infinie qui sommeille en nous.
Par la sexualité nous sommes branchés sur l’infini, l’absolu, le vaste monde des possibilités. Notre être est un état de soif incessante et inextinguible. Nous ne serons jamais satisfaits par les seuls contacts physiques, par l’accumulation des objets ou des êtres. Le contact, la fusion physique n’est qu’un allumage, une indication, une direction -- un point de départ. L’acte sexuel est comme une île : il ne prend son sens que par la mer qui l’entoure.
 
La beauté du corps renvoie à la beauté de la conscience.
Nous trouvons belles les formes parce que nous sommes beauté. Nous nous reconnaissons dans la beauté des choses. C’est la Conscience qui perçoit la beauté (pas le corps), puisque seule elle peut créer et concevoir l’ordre l’harmonie et les relations pleines de sens entre les choses et les parties de choses. La sexualité renvoie à la Conscience, alors que la génitalité renvoie au corps, manifestation de la Conscience.
 
Nous sommes faits, à la fois de réceptivité et d’activité.
On a besoin des deux pour être complet et créateur. La réceptivité profonde et intérieure doit chez le mâle être développée pour qu’il n’ait plus besoin de retrouver cette même réalité chez la femme. Et de même, la femme doit développer sa capacité d’action extérieure pour n’avoir plus besoin de quêter chez le mâle cette même capacité. Pour dépasser la relation de dépendance, la relation dominant/dominé.
La sexualité exercée par une personne qui n’a pas intégré ces deux principes complémentaires, est faussée : elle cherchera à l’extérieur son bien , elle cherchera a être valorisée par l’autre, au lieu de l’être en elle-même. Elle a encore besoin de béquille, de confirmation.
La sexualité qui exprime l’amour plutôt que la possessivité, n’est possible que s’il y a intégration intérieure et amour de soi, suffisamment pour n’avoir plus besoin de complément extérieur. On cesse d’être une chose toujours en quête de son complément, de ce qui complète. Une fois que l’on est complet, on peut enfin se donner. Seule l’autonomie permet l’amour. Le besoin une fois dépassé ou apaisé par la complète acceptation de soi , l’autre alors est reçu comme un don. Et celui qui reçoit le don ne songe plus à le retenir. C’est une circulation de dons, un échange libre dans la tendresse, dans l’amitié tendre et chaleureuse. La sexualité alors libère chacun au lieu d’emprisonner dans une insatisfaction exaspérée - le niveau de la génitalité.
Par Albert Dugas
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Samedi 17 mars 2007
 
(Croissance humaine personnelle avec ou sans Dieu
Le texte que je vous présente est très ancien, il a été publié en 1985 dans Nouveau Dialogue, mars 1985, No 59. Il fait partie des actes du Colloque du Service Incroyance et Foi organisé en collaboration avec le Service Pastorale de l’université de Montréal.)
Ce n’est qu’un petit partie du texte.
 Il est précédé de : La croissance peut-elle nuire à la foi? - La croissance peut-elle aider la foi?
Je vous présente : La foi peut-elle aider la croissance? L’auteur : Henri-Martin Laval.
Si on demeure dans la perspective holistique de l’homme, il est facile de réaliser combien la foi peut effectivement aider l’individu qui s’engage dans une démarche de croissance ou d’auto-contrôle, et nous avons d’ailleurs abordé le sujet au cours du paragraphe précédent. L’individu qui possède effectivement une foi de type positif (par opposition à une foi restrictive et punitive) sentira que cette participation, cette intégration au plan universel ne peut pas aller sans la santé physique et mentale du reste de son être.
 
D’autre part, la présence de la foi chez celui qui entreprend une démarche psychothérapeutique peut aider cette personne à réaliser combien il est important d’avoir à l’intérieur de soi le moyen de progresser; nous avons vu plus haut que le lien du contrôle joue un rôle capital dans l’acquisition de l’autonomie personnelle, et la personne qui sent en elle une croyance réelle en quelque chose est mieux à même d’accepter par la suite le travail d’intériorisation du contrôle que nous pouvons lui proposer. La foi est d’autre part perçue comme un facteur de force par celui qui la possède, et cette réalisation de sa force interne est un atout lorsqu’il s’agit de trouver quelque part en lui-même une motivation qui est à la fois la condition sine quo non et la pierre d’achoppement de toute démarche psychothérapeutique.
 
Enfin, la foi peut, du simple fait de sa présence chez certaines personnes et non chez d’autres, favoriser la croissance en incitant ceux qui n’en ont pas au questionnement et au travail intellectuel. En ce sens, son existence même est un stimulant pour l’esprit et conséquemment un facteur non négligeable de croissance.
 
Et je conclurai cette réflexion en insistant sur l’importance, dans ce genre de discussion, de bien distinguer la foi que j’appelle positive et qui est l’aboutissement d’une démarche de recherche (et de croissance) dans la conviction intuitive et profonde d’une raison d’être à l’être humain, de la foi négative qui, se basant sur des rites, des dogmes et des obligations imposées par des traditions religieuses, peut provoquer chez l’homme des sentiments de culpabilité et un niveau d’anxiété si élevés qu’il puisse en développer des patrologies au plan psychologique.
Par Albert Dugas
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Mercredi 19 décembre 2007
 
 
 
Par: Martin Latulippe 

Il était une fois un employé, Monsieur Ouimais, qui se plaignait constamment. Il s'apitoyait toujours sur son sort. "On ne m'a jamais écouté de par le passé, de toute façon. Mes patrons ne me comprennent pas. Si au moins j'avais plus d'éducation, mes parents ne m'ont jamais aidé, ce n'est pas de ma faute si je n'ai jamais rien fait de bon dans ma vie, ce sont toujours les mêmes qui ont la chance, etc." 

Un jour, le patron de l'entreprise décida d'aller retrouver M. Ouimais et lui demanda s'il voulait aller prendre une petite marche avec lui. L'employé se sentit soudainement honoré de l'attention de son supérieur et accepta tout de go! Le patron lui demanda alors de le suivre, mais lui expliqua qu'il devait marcher à reculons. M. Ouimais trouva cette requête un peu bizarre, mais bon, puisque c'était le patron...

Après quelques minutes, M. Ouimais demanda au patron s’il pouvait recommencer à marcher vers l’avant, car il commençait à avoir mal au cou, et ce, sans compter les quelques fois où il avait quelques fois presque trébuché.
L’employeur insista : "Non ! non ! c’est important que tu continues à marcher à reculons." Après quelques heures à se promener dans l’entreprise en continuons à marcher à reculons, M. Ouimais était vraiment frustré. Il avait mal au cou et au dos à toujours regarder vers l’arrière, il avait des bleus sur les jambes, car il avait trébuché à plusieurs reprises.

L’employeur le ramena dans son bureau et lui demanda : Comment te sens-tu mon ami ?" J’ai mal partout et en plus j’ai eu l’air ridicule devant tous ces employés qui me voyaient marcher à reculons." L’employeur prit une longue pause et ajouta : " Imagine dans quel état ton esprit se retrouve à tous les jours à force de penser à reculons !"

Et vous ? Vous arrive-t-il d’avoir mal au cou parce que vous pensez à reculons ?"

Voyez-vous, être heureux, créer, innover, réussir son projet de vie et croire en ses chances : c’est pour tout le monde. Ça n’a rien à voir avec notre passé et il n’en revient qu’à nous d’en décider ainsi.

Malheureusement, de nos jours, trop d’individus utilisent les circonstances de leur passé pour justifier leur abandon devant les opportunités du moment présent.Voici trois tulipes de réflexions pour faire fleurir votre esprit vers l’avant et ne jamais devenir un Monsieur ou un Madame Oui mais.

Évitez les justifi"CIDES" à tout prix ! Le mot CIDE vient du latin "caedere" et signifie "tuer". (suicide, génocide, pesticide, etc. ) Lorsque vous vous apprêtez à visualiser un projet quelconque, vous devez à tout prix éviter les "justicides" du genre : c’est impossible, ça ne fonctionnera jamais, ça n’a jamais fonctionné dans le passé, c’est trop cher, oui mais, on rêve en couleur. Ce type de justifications viennent automatiquement TUER n’importe quels embrayons d’idées qui auraient pu s’avérer être l’idée du siècle, celle qui aurait projeté votre esprit vers l’avant. Il est essentiel de s’accrocher un temps où tout est possible et de mettre toutes les idées (les plus grandes comme les plus petites) sur table afin de stimuler et valoriser l’énergie de notre créativité.2. Changez OUI mais OUI et …changez votre vie.

Quelqu’un qui vous dit oui mais est à 50% convaincu de votre idée. Il a dit oui ! toutefois, de par sa réaction "cide" il vient de tuer toute possibilité de trouver une idée. À titre de réalisateur de votre vie, vous avez un pouvoir exceptionnel pour semer en eux et en vous , une façon différente de penser et de rêver de nouvelles possibilités. Si vous êtes parfois du genre à faire face aux réponses ci-dessous, remplacez oui mais par un oui et : "C’est possible !" Vous répondez : "Oui et comment peut-on faire pour se procurer les fonds ou réaliser le projet avec les fonds disponibles ?"

"Ça ne fonctionnera jamais1" Vous répondez : "Oui et comment fait-on pour arriver au point où ça fonctionnera ?"

À l’aide de cette simple petite stratégie, vous venez tranquillement d’effacer l’impossibilité qui habite ces gens ou votre esprit et vous venez de semer en eux et en vous, le plus beau des doutes au monde : celui qu’un jour le projet pourrait prendre forme !
3.vous êtes la sommes de vos pensées.
Dans le monde du développement personnel, il n’y a que quatre éléments que vous pouvez transformer et changer pour atteindre le niveau de bonheur et de succès que vous désirez atteindre. Vos pensées, vos émotions, vos actions et vos résultats. Tout débute avec vos pensées. Ce que vous pensez de vous, ce que vous pensez de vs idées, de vos rêves, de vos obstacles, de vos échecs, etc.

Vos pensées se transforment ensuite en émotion. Comment vous vous sentez face à telle situation. Dépendamment de ce que vous pensez, l’émotion qui en découle viendra créer une cascade d’énergie qui vous forcera à vous écraser ou à vous élancer avec passion face à la situation que vous affrontez.
Vos émotions découlent ensuite en une action. Ce que vous ferez par rapport à telle ou telle situation sera directement infulencée par comment vous vous sentez enfin vos action vous donnent les résultats que vous avec aujourd’hui dans la vie.

Em résumé, vos résultats sont la sommes de vos pensées puisque vos pensées sont et seront toujours la source de vos émotions et de vos actions dans la vie. Vous n’aimez pas vos résultats ? Changez vos actions ! Vos nouvelles actions changeront vos émotions et vos nouvelles émotions génèreront de nouvelles pensées. Qu’en pensez-vous ? Une chose est certaine, prenez garde à votre réponse, car…
Enfin, arrêtez tout ce que vous faites, fermez les yeux et commencez dès maintenant à imaginer et à rêver d’un projet qui vous tient à cœur. Certains d’entre vous répondront peut-être : "Oui, mais !" Pensez deux fois avant de répondre, "oui, mais" et fermez plutôt les yeux…
Petite mis en garde : ne faites pas aucun de ces exercices si vous avez l’intention de continuer à marcher à reculons…ça pourrait faire mal !

Bon succès,
  
  

Par Albert Dugas
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