Un petit garçon au grand courage

Publié le par Albert Dugas

 
Mise à jour le samedi 29 décembre 2007

CARAQUET - Tous ceux qui ont eu la chance de côtoyer Sean Collins ont souligné sans hésitation son immense courage face à la maladie. 

L'auteur et conférencier Martin Latulippe, qui a écrit Dix aiguilles, en a pourtant vu d'autres. Mais les 10 heures d'entrevue qu'il a eues avec le garçon, à quelques semaines seulement de la fin, l'ont convaincu que tout est possible.

"J'ai vu en Sean un garçon exceptionnellement courageux. Quand nous avons un problème, nous avons tendance à nous apitoyer sur notre sort et nous écraser. Et là, j'avais devant moi un garçon d'à peine 13 ans, face à la mort, qui avait décidé de célébrer la vie. J'ai été privilégié de le connaître", a dit celui qui se dit très honoré d'être lié à tout jamais à Sean Collins. 

Le ministre provincial de la Santé, Michael Murphy, considérait son filleul comme le "sixième enfant de la famille". Les Murphy et les Collins ont souvent passé leurs vacances ensemble.
Il estime que Sean aura laissé à sa famille la plus belle leçon de vie qui soit.
"Il nous a montré qu'il faut vivre chaque jour comme si c'était le dernier, de ne pas perdre cet esprit de la vie. Sean avait un courage extraordinaire, bien avant le temps de l'avoir. Il a encouragé les gens à puiser l'énergie pour faire bataille contre n'importe quoi", a souligné le ministre.

Dre Nicole LeBlanc a soigné Sean jusqu'à la toute fin. Elle a été une des dernières personnes à lui parler, à quelques heures de son décès. Elle n'oubliera jamais que Sean est sorti brièvement de son coma pour lui dire merci. Le plus beau merci qu'elle a jamais reçu, raconte-t-elle avec émotion.

"Sean mordait dans la vie. La force de la vie était nettement plus puissante que la maladie chez lui. Cette vie en lui va continuer, pas son cancer. Son livre a été un beau cadeau pour nous tous", stipule Dre LeBlanc.

Elle voit Sean comme un exemple chez qui les gens pourront dorénavant se tourner quand les choses iront mal.

Jocelyne Richard a enseigné à Sean en 6e année, à l'école Le Mascaret de Moncton.
Malgré ses absences répétées en raison de sa maladie, sa seule présence en classe suffisait pour réjouir tout le monde, affirme-t-elle.

"Sean avait une telle détermination, malgré la souffrance... Il s'accordait très bien avec tout le monde. Il était très mature pour son âge. Il regardait les conflits entre deux élèves avec un oeil d'adulte et ça le dépassait. Il appréciait aussi les petits gestes. Il me disait toujours merci", se remémore l'enseignante, qui a su apprécier en sa compagnie ces petites choses de la vie qu'on oublie souvent trop vite.
real.fradette@acadienouvelle.com

Publié dans a-livre-ouvert

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article