Jeudi 28 juin 2007
 
 
 Père Zoël Saulnier
Déjà l’odeur des vacances est à nos portes avec ces mois d’été. Il me semble que nous nous sentons plus proches de la création, cette belle œuvre de Dieu et c’est vrai que « Dieu vit que c’était bon ». Comme nous le lisons dans le récit de la Création. Dans cette nature habillée pour la fête,   nous y baignons avec le goût du repos dans des journées plus chaudes, dans des randonnées sur la mer et dans les bois. Nous humons les senteurs des champs et des prés et bientôt nous aussi nous ferons relâche comme au spectacle. Les vacances sont à l’ordre du jour comme une visiteuse appréciée dans notre vie.
 
Être en vacances, c’est entrer dans un temps de repos, c’est rejoindre une dimension de la vie qui souvent est négligée car le travail parfois nous bouffe car nous devons produire et performer dans une société qu’on enrichit de notre travail. Mais voilà, que les vacances viennent non pas pour interrompre la vie, mais pour la rendre plus belle. Pour éveiller en nous des élans de contemplation, d’admiration souvent endormis parce que tout nous bouscule dans un rythme endiablé de la vie.
 
Il y a dans les vacances, une spiritualité qui prend sa source à cette parole de Jésus : « Viens à l’écart pour te reposer, pour prier ». Le repos et la prière une heureuse complicité.  Ce qui amenait saint Augustin à s’écrier : « Dieu, il n’y de repos qu’en toi! » Jésus a connu ce temps de relâche avec ses disciples et il nous invite à entrer en vacances comme un temps où tout devient plus beau parce que le repos donne une musique nouvelle aux êtres et aux choses, dans une communion plus intense.
 
Au cœur de ce temps de l’été et de vacances, la spiritualité ne fait pas relâche car elle est comme le souffle, la respiration de mon être. Cette dimension spirituelle de ma personne se vit au cœur des vacances dans une liberté comme une voile gonflée par le souffle même de Dieu, ce souffle de mes origines. 
Même en vacances, on est jamais seul. En m’accompagnant dans mes vacances, si c’était un moment où Dieu prenait le visage de la beauté pour me dire son AMOUR d’une nouvelle façon!
 
Bonne vacances et que Dieu soit votre respiration reposante!
Par Albert Dugas - Publié dans : a-livre-ouvert
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Jeudi 21 juin 2007
 
 
Pour atteindre la maturité dans la foi, il faut passer dans sa vie de croyant d’une foi qui influence peu la vie ----- à une foi qui s’incarne dans le quotidien.
 
Quand on est enfant, on agit sous l’impulsion du moment. On ne pense pas avant d’agir. On a souvent des réactions imprévisibles. Peu à peu, les parents, puis les professeurs à l’école, inculquent des valeurs comme l’honnêteté, le respect des autres, le sens du partage. On mesure de plus en plus ses actes à ce système de valeurs. Et de plus en plus souvent on réfléchit avant d’agir.
 
En devenant adulte, on sent le besoin de se situer personnellement face à ces valeurs héritées des autres. Par ailleurs, on éprouve de plus en plus, à l’intérieur, le désir de mener une vie cohérente et d’avoir un agir conforme à ces valeurs.
 
On progresse vers la maturité dans la foi quand on est capable de tirer de sa foi les valeurs qui guident sa vie et surtout de mener une vie qui se situe dans la logique de ce qu’on croit. La foi devient une pratique évangélique de son métier d’homme ou de femme au sein des réalités terrestres. Elle se donne des mains. Elle se donne aussi un visage. Elle se fait service des autres. Cela se vit à la maison et au travail. Cela se vie aussi dans l’engagement social pour l’avènement d’une société juste et libre, en réponse à l’appel d’être témoin et artisan du Royaume de Dieu qui vient.
 
Sinon on risque de penser qu’i suffit de croire à certaines vérités pour être agréable à Dieu. La foi peut apparaître désincarnée, sans prise sur la vie. Elle risque de demeurer une affaire personnelle et privée. Au contraire elle a besoin de se
Par Albert Dugas - Publié dans : Spiritualité
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Jeudi 31 mai 2007
 
Pour atteindre la maturité dans la foi, il faut passer dans sa vie de croyant d’une foi qui se laisse pu interroger -------- à une foi qui avance dans l’obscurité.
 
Quand on est enfant, la vie est simple. Les problèmes trouvent naturellement leur solution, car il y a quelqu’un qui a toujours réponse à tout : papa ou maman. On saisit la vie de façon globale, à l’image de ses rêves et de ses désirs. Sans esprit critique, on classe vite les personnes, les événements et les choses. Tout est facilement blanc ou noir.
 
En devenant adulte, la réalité de la vie apparaît sous un jour plus complexe. Sous son vrai jour. L’esprit se fait plus critique. Le discernement s’impose. Les décisions sont plus mûries. On découvre le sens du relatif. On apprend à vivre dans le provisoire. Et on accepte que la vérité se trouve seulement au bout d’une quête, parfois longue et ardue.
 
On progresse vers la maturité dans la foi, quand on accepte de se mettre à la recherche de Dieu. Car Dieu ne peut jamais être enfermé dans des mots, des conceptions ou des pratiques. Il est l’au-delà de tout. C’est souvent à tâtons qu’on marche dans la foi, car la nuit des sens ou la nuit de l’esprit est le lot de tous les croyants. Comme un alpiniste, on est appelé à avancer à travers les obstacles du doute et des questions sans réponses immédiates, sur le chemin d’une conviction plus ferme. On peut alors affronter les brouillards de l’ambiguïté et du provisoire, mais cela ne fait pas rebrousser chemin dans la recherche de Dieu. On apprend à lire les signes des temps, à discerner dans le quotidien la volonté de Dieu.
 
Sinon, à ne pas vouloir s’aventurer sur la route de la foi, on risque de ne jamais faire ces rencontres uniques de Dieu durant les diverses étapes de sa vie.
 
 
 
 
 
 
Par Albert Dugas - Publié dans : a-livre-ouvert
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Mardi 24 avril 2007
Pour atteindre la maturité dans la foi. Il faut passer dans sa vie de croyant
d'une foi qui éclaire peu l'existence ———————-> à une foi qui donne sens à l'existence.
(La bulle dit: Je ne crois pas vraiment à cela.)
Quand on est enfant, la vie s'arrête presque à la porte du quotidien. Le temps, l'histoire, la durée nous échappent. Les événements se succèdent sans plus. Lentement, on repousse les horizons du monde et la vie apparaît avec son passé, son présent et son avenir.
En devenant adulte, on découvre que cet avenir est ouvert si la vie a un sens. La vie
vaut la peine d'être vécue si on lui trouve une direction. Qui suis-je? Où vais-je?
Pourquoi la vie? Tant qu'une réponse satisfaisante n'a pas été donnée à ces questions,
la vie piétine, s'égare dans des essais provisoires ou s'amuse dans l'oubli. La foi est
alors questionnée, oubliée ou rejetée.
On progresse vers la maturité dans la foi quand on ne la considère plus comme un
compartiment à part, mais quand on peut en tirer une vision ordonnée du monde et de
la vie. Croire, c'est alors trouver la clé de l'existence, la réponse au sens ultime de
l'existence humaine. Réponse qui devient chemin, vérité et vie pour soi. On peut alors aborder l'existence avec ses questions et ses crises dans une perspective de foi. Avec sérénité et espérance. On peut donner une orientation religieuse à toute sa vie et accepter que la foi imprègne toutes les dimensions de l'être. La foi et la vie ne font qu'un.
 
Si la foi ne peut donner vraiment un sens à sa vie, elle demeure un pôle de référence parmi bien d'autres. Elle n'est plus le pôle intégrateur qu'elle devrait être. Et elle risque de devenir à long terme insignifiante, car elle éclaire peu l'existence.
 Jusqu'où retrouvez-vous votre propre expérience de croyant dans cette présentation?
Par Albert Dugas - Publié dans : Spiritualité
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Mercredi 18 avril 2007
Pour atteindre la  maturité dans la foi, il faut passer dans sa vie de croyant
d'une foi qui se sert de Dieu ———————————»-à une foi abandon confiant à Dieu.
Quand on est enfant, la vie emprunte au monde du merveilleux. Au gré de son
imagination et de sa fantaisie, on invente le monde. La vie est un immense album à
colorier. On a des besoins, des désirs ou des peurs qui trouvent leur expression dans un univers fantastique ou magique dont on est le centre. La foi vécue au jeune âge participe à cette expérience. Elle aussi est chargée de merveilleux.
En devenant adulte, on cesse peu à peu d'être le petit prince de la planète Terre. La
réalité s'impose. Objective et souvent dure, avec ses lois et ses exigences. On reconnaît les choses et les gens tels qu'ils sont. De moins en moins centré sur soi, on est de plus en plus capable de s'ouvrir aux autres.
On progresse vers la maturité dans la foi quand on réussit à libérer sa foi de ses
attaches infantiles. Quand on consent à cette conversion qui fait que Dieu est reconnu tel qu'il s'est révélé en Jésus. Un Dieu qui invite à entrer en communion d'amour avec Lui. Librement. Alors on se sert de moins en moins de Lui pour répondre à ses besoins ou pour éliminer ses angoisses. Une relation adulte s'établit avec Lui. On devient de plus en plus capable de se mettre à son service. De plus en plus capable aussi d'abandon confiant et de ce que la tradition appelle l'enfance spirituelle.
Sans ce retournement du cœur et de l'esprit, Dieu demeure un dieu dont on se sert,
emprisonné dans la gangue de l'émotivité. On reste un croyant inquiet et instable. La
foi reste très vulnérable, surtout face aux nombreuses déceptions qui jalonnent le cours de l'existence humaine.
   -Jusqu'où retrouvez-vous votre propre expérience de croyant dans cette présentation?
 
Par Albert Dugas - Publié dans : Spiritualité
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